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lundi 18 septembre 2017

SUN TZU


Sun Tzu dit :




Cet ouvrage fut écrit par Sun Tzu à une période inconnue, peut-être pendant la période des Royaumes Combattants (entre 443 et 221 avant Jesus-Christ). On ignore de même qui fut Sun Tzu : s’agit – il d’un seul auteur ou de plusieurs ?  (On remarque en effet que le texte comporte parfois des : « Sun Tzu dit », et parfois des : « je dis »). Quoi qu’il en soit, on sent à la lecture de l’Art de la Guerre qu’il y a derrière cet ouvrage une grande expérience et une solide connaissance dans le domaine militaire. 
Il ne s’agit pas simplement d’une série d’astuces, mais bien plutôt d’une philosophie basée sur la surprise et la tromperie. L’Art de la Guerre est considéré comme l’un des meilleurs livres de stratégie militaire, bien qu’il date d’une période très éloignée. 


Si nous voulons que la gloire et les succès accompagnent nos armes, nous ne devons jamais perdre de vue :
la doctrine, le temps, l’espace, le commandement, la discipline. 
La doctrine fait naître l’unité de penser ; elle nous inspire une même manière de vivre et de mourir, et nous rend intrépides et inébranlables dans les malheurs et dans la mort. 
Si nous connaissons bien le temps, nous n’ignorerons point ces deux grands principes Yin et Yang  (voir le P.U. dans l’article sur le TAO) par lesquels toutes les choses naturelles sont formées et par lesquels les éléments reçoivent leurs différentes modifications ; nous saurons le temps de leur union et de leur mutuel concours pour la production du froid, du chaud, de la sérénité ou de l’intempérie de l’air. 
L’espace n’est pas moins digne de notre attention que le temps ; étudions le bien, et nous aurons la connaissance du haut et du bas, du loin comme du près du large et de l’étroit, de ce qui demeure et de ce qui ne fait que passer. 
Aux connaissances dont je viens de parler, il faut ajouter celle de la discipline. Posséder l’art de ranger les troupes; n’ignorer aucune des lois de la subordination et les faire observer à la rigueur ; être instruit des devoirs particuliers de chacun de nos subalternes ; savoir connaître les différents chemins par ou on peut arriver à un même terme; ne pas dédaigner d’entrer dans un détail exact de toutes les choses qui peuvent servir, et se mettre au fait de chacune d’elles en particulier. Tout cela ensemble forme un corps de discipline dont la connaissance pratique ne doit point échapper à la sagacité ni aux attentions d’un général. 
Lorsque l’ennemi est uni, divisez-le; et attaquez le ou il n’est point préparé, en surgissant lorsqu’il ne vous attend point. Telles sont les clefs stratégiques de la victoire, mais prenez garde de ne point les engager par avance. 
Ces maximes une fois bien gravées dans votre cœur, je suis garant du succès. 
Je dis plus : la meilleure politique guerrière est de prendre un Etat intact; une politique inférieure à celle-ci consisterait à le ruiner. 
Il vaut mieux que l’armée de l’ennemi soit faite prisonnière plutôt que détruite ; il importe davantage de prendre un bataillon intact que de l’anéantir. 
Sun Tzu dit : Il est d’une importance suprême dans la guerre d’attaquer la stratégie de l’ennemi. 
Celui qui excelle `a résoudre les difficultés le fait avant qu’elles ne surviennent. 
Celui qui arrache le trophée avant que les craintes de son ennemi ne prennent forme excelle dans la conquête. 
Attaquez le plan de l’adversaire au moment ou` il naît.
Puis rompez ses alliances.
Puis attaquez son armée.
La pire des politiques consiste `a attaquer les cités.
N’y consentez que si aucune autre solution ne peut être mise à exécution. 
Il faut au moins trois mois pour préparer les chariots parés pour le combat, les armes nécessaires et l’ ́équipement, et encore trois mois pour construire des talus le long des murs. 
Si vous êtes contraint de faire le siège d’une place et de la réduire, disposez de telle sorte vos chars, vos boucliers et toutes les machines nécessaires pour monter à l’assaut, que tout soit en bon état lorsqu’il sera temps de l’employer. 
Faites en sorte surtout que la reddition de la place ne soit pas prolongée au-dela de trois mois. Si, ce terme expire, vous n’êtes pas encore venu à bout de vos fins, surement il y aura eu quelques fautes de votre part ; n’oubliez rien pour les réparer. A la tête de vos troupes, redoublez vos efforts ; en allant à l’assaut, imitez la vigilance, l’activité, l’ardeur et l’opiniâtreté des fourmis. 

Sun Tzu dit : Dans le gouvernement des armées il y a sept maux : 
I. Imposer des ordres pris en Cour selon le bon plaisir du prince. 
II. Rendre les officiers perplexes en dépêchant des émissaires ignorant les affaires militaires. 
III. Mêler les règlements propres à l’ordre civil et à l’ordre militaire. 
IV. Confondre la rigueur nécessaire au gouvernement de l’Etat, et la flexibilité que requiert le commandement des troupes. 
V. Partager la responsabilité aux armées. 
VI. Faire naître la suspicion, qui engendre le trouble : une armée confuse conduit à la victoire de l’autre. 
VII. Attendre les ordres en toute circonstance, c’est comme informer un supérieur que vous voulez éteindre le feu : avant que l’ordre ne vous parvienne, les cendres sont déjà froides ; pourtant il est dit dans le code que l’on doit en référer à l’inspecteur en ces matières ! Comme si, en bâtissant une maison sur le bord de la route, on prenait conseil de ceux qui passent ; le travail ne serait pas encore achevé ! 
Les mesures de l’espace sont dérivées du terrain ; les quantités dérivent de la mesure ;
les chiffres émanent des quantités ;
les comparaisons découlent des chiffres ; 
et la victoire est le fruit des comparaisons. 
C’est par la disposition des forces qu’un général victorieux est capable de mener son peuple au combat, telles les eaux contenues qui, soudain relâchées , plongent dans un abîme sans fond. 
Vous donc, qui êtes à la tête des armées, n’oubliez rien pour vous rendre digne de l’emploi que vous exercez. Jetez les yeux sur les mesures qui contiennent les quantités, et sur celles qui déterminent les dimensions : rappelez-vous les règles de calcul; considérez les effets de la balance; la victoire n’est que le fruit d’une supputation exacte. 

Citations :
« La guerre a la duperie pour fondement et le profit pour ressort. »
« Ce qui appauvrit la nation, ce sont les approvisionnements sur de longues distances. »


Lorsque le coup de tonnerre éclate, il est trop tard pour ce boucher les oreilles





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Gérard Wenker 

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